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Mis en avant

Depuis notre déménagement l’actualité a été riche en évènements.
Voir adresse précédente: http://citoyens.en.colere.over-blog.com/
L’endettement, la crise, les comptes sociaux, les scandales des syndicats, des comité d’entreprises et autres … ne sont plus des sujets tabous.
Les français ne peuvent plus ignorer ce que certains « avant-gardistes » dénonçaient depuis des années ! Les médias français qui ont totalement ignoré les avertissements des ces derniers, car trop occupés à satisfaire la main qui les nourrit ( à savoir le pouvoir politique et financier français)  n’ont pas voulu relayer les messages que nous lisons et entendons depuis des années.

 

Les juges aux ordres !

Ce n’est pas une interrogation mais une affirmation de la part du Dr R. BESSIS .

Il faut noter que ceux qui combattent pour l’abrogation du monopole de la Sécurité sociale en savent quelque chose !!!

http://www.syndicatdentaire.fr/accueil/les-juges-aux-ordres

LES JUGES AUX ORDRES !

Une grande chasse aux sorcières a été lancée depuis 2011 à l’encontre des médecins qui font des dépassements d’honoraires. Dans un système libéral, quelle horreur pour un professionnel de santé libéral et indépendant de faire des dépassements ! Ceux qui ne connaissent pas notre système de santé et la dure réalité de l’activité médicale se permettent d’affirmer qu’à cause d’eux, le système de santé français est immobilisé et l’accès aux soins est obéré, voire impossible. Tout le monde en est convaincu, surtout la presse. Savez-vous combien de praticiens sont concernés par ces dépassements d’honoraires sur les 400.000 médecins ? 249. C’est encore une superbe campagne de dénigrement des médecins et de désinformation du public afin de décrédibiliser les professionnels de santé que l’on accuse de profiter de leur pouvoir satanique pour soustraire l’argent de nos compatriotes. Soyons sérieux. Nous, chirurgiens-dentistes, vivons les mêmes affres avec le tarif de nos prothèses qui serait exorbitant puisque nous nous rattrapons sur les soins dont les tarifs sont trop bas. Nous connaissons parfaitement la rengaine.

Mais lisons ce qu’affirme Monsieur LEGMANN, Président du conseil national des médecins, dans le QUOTIDIEN DU MÉDECIN DU 7 février 2012, P. 2, évoquant les procédures disciplinaires à l’encontre des médecins qui violeraient la notion de tact et de mesure et qui feraient l’objet d’une plainte déposée par les organismes sociaux :

« Quand les affaires vont en appel, à la chambre nationale, l’instance est présidée par un conseiller d’État. Si le directeur de la CNAM trouve que les sanctions sont trop légères ou mal appropriées, il ne tient qu’à lui de convoquer les magistrats et les « briefer » pour leur dire ce qu’il attend d’eux ».

Quel aveu de connivence et de dépendance. Voilà qu’un juge est convoqué par une des parties pour un rappel à l’ordre ! Si certains sont convaincus que nous serions outranciers ou que nous exagérons lorsque l’on dénonce la « larbinisation » des juges aux ordres des organismes sociaux, ils n’ont qu’à relire lentement cette phrase évocatrice qui démontre à quel point le juge disciplinaire est le Vassal des caisses.

Monsieur LEGMANN parle de « briefer » les juges. C’est en fait leur donner des ordres. Nous nous disons qu’un juge qui est aux ordres est un juge indigne qui souille de sa présence la Justice française car il tronque et trompe la justice et le justiciable par sa partialité. Le perdant, le nigaud est toujours le professionnel de santé qui fait les frais de l’injustice ordinale.

Lisez sur notre site les multiples articles qui portent sur le délicat sujet de la justice disciplinaire. Nous sommes opposés à une justice partiale qui met en cause la dignité de notre profession.

S’il fallait shématiser et expliquer la mainmise de la justice administrative sur les professions médicales, il faut se rappeler que les professionnels de santé (près de 2 millions de personnes) constituent le tampon entre le peuple qui nous consulte et les dirigeants de la France. Nous constituons un corps dangereux si nous n’étions pas maîtrisés. Dangereux parce que nous soignons toute la population sur laquelle nous avons une grande influence. Alors pour nous soumettre, on nous a enfermé dans un système disciplinaire administratif injuste et inique afin de nous faire taire. La peur est un sentiment efficace qui se conclut par la soumission.

Il est temps d’opérer une refonte totale de cette comédie judiciaire que nous imposent les juges disciplinaires. La section des assurances sociales doit disparaître au profit du tribunal des affaires de sécurité sociales ainsi que l’avaient décidé les ordonnances de JUPPE de décembre 1996. Mais pour modifier la compétence d’une juridiction, il faut une loi alors que M. JUPPE n’avait sorti que des ordonnances. C’est pourquoi sa réforme n’a jamais pris effet. Dommage, encore une occasion manquée.

Rudyard BESSIS

Président DSI

 

Abandon du monopole de la sécu …

L’ IFRAP propose sans détour l’abandon pur et simple du monopole de la sécu !  Depuis des années de nombreux citoyens français se battent pour faire reconnaître le droit à l’assurance maladie « concurrentielle » pour abandonner le système de santé communiste de la France.

http://www.ifrap.org/Assurance-Maladie-Obligatoire-toute-puissante-donc-impuissante,12667.html

Assurance Maladie Obligatoire : toute puissante, donc impuissante

Assurance Maladie Obligatoire : toute puissante, donc impuissante« La situation n’est pas aussi dramatique qu’on pourrait le croire. L’équilibre est à notre portée, sans se lancer dans des réformes brutales comme certains le préconisent ».

Cette déclaration de Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Assurance Maladie, le 10 avril 2012 a étonné. Très peu d’assurés, de malades, de professionnels de santé, de gestionnaires et d’experts sont d’accord avec lui. En 2011, pour la troisième année de suite, le déficit de l’Assurance Maladie a atteint la dizaine de milliards d’euros. Et, pire, le désordre persiste dans l’ensemble du système de santé, soins et assurance. Sans réformes profondes et rapides, il explosera.

C’est la forte baisse du déficit annoncée pour 2012 qui explique sans doute l’optimisme des responsables de l’assurance maladie. Mais la liste des échecs passés nous enseigne que des améliorations passagères ne garantissent pas d’amélioration durable. Typiquement, ces oscillations sont la preuve qu’aucune réforme de fond n’a été mise en place depuis des décennies et que les effets des replâtrages successifs sont très temporaires. Les mesures prises pour 2012 étant similaires à celles prises les années précédentes, un peu de prélèvements obligatoires, un peu de baisses de dépenses, il est très difficile d’imaginer, comme Frédéric Van Roekeghem, que « L’équilibre de l’assurance maladie est à notre portée  ».

Déficit annuel du régime général d’assurance maladie

Les Français dépensent pourtant beaucoup pour leur santé (3ème pays du monde en pourcentage du PIB). Mais le problème n’est pas que financier : pénurie réelle ou apparente de médecins, mécontentement des professions médicales, arbitraire des dépassements d’honoraires, faiblesse de la prévention, doutes sur les médicaments, mauvais suivi des maladies chroniques, problèmes d’accès aux soins…

Un proconsul gère la santé

Depuis que le Gouvernement nomme le directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et ceux des Agences Régionales de Santé, l’État a vraiment tous les pouvoirs : il fixe les tarifs de la médecine de ville et des établissements de soins, décide en pratique des ouvertures de services et des investissements en équipements lourds, autorise la mise sur le marché des médicaments et des équipements médicaux, fixe les taux de prise en charge, inspecte et note les établissements de soins, fixe les quotas de médecins et d’infirmières, taxe les assurances complémentaires santé… Mais sur les quatre points essentiels son action est stérile parce qu’uniforme dans un monde complexe.

- Contrat avec les médecins (et professions médicales en général)

Les études médicales sont très sélectives et très longues, douze à quatorze années dont une partie avec un statut de quasi salariés des hôpitaux payés 1.000 à 2.000 euros par mois. Une fois qu’ils s’installent vers 30/35 ans comme médecins libéraux, la convention médicale s’applique : les généralistes sont tous payés à l’acte, donc à l’heure, au tarif de 23 euros la consultation de 15 minutes environ. De 30 à 65 ans, leur perspective de carrière est simple : aucune. Comme les OS, leur seule latitude est de moduler leur nombre d’heures travaillées en fonction de leurs choix de vie, de leurs besoins financiers et de leur clientèle. Leurs compétences et leurs responsabilités les assimilent pourtant à des cadres, des professions libérales et des hauts fonctionnaires du même âge, dont le mode de rémunération est totalement différent. D’abord, à 30 ans, les ingénieurs, avocats ou commerciaux (et même dans une certaine mesure les catégories A de la fonction publique) ne sont pas tous payés au même tarif horaire, mais un peu ou de préférence beaucoup en fonction de leur résultats. Ensuite, leurs carrières et leurs rémunérations suivent une évolution généralement positive au fur et à mesure que leur expérience et leurs responsabilités s’accroissent. Éventuellement, elles stagnent ou baissent si leur performance décroît. Les médecins spécialistes sont dans une situation similaire à celle de leurs confrères : leurs tarifs sont plus élevés mais les mêmes pour tous et constants dans le temps. Bien sûr, le nirvana du secteur 2 et de ses dépassements de tarif existe. Mais là aussi, la gestion de ces experts de haut niveau est surprenante : une fois en secteur 2 à 35 ans, parce qu’ils ont eu un poste de chef de clinique à l’hôpital, ils y restent toute leur vie. Et plus fort encore, le jeune médecin débutant qui les remplace une fois par semaine, ou pendant leurs vacances ou leurs formations… est aussi en secteur 2 : c’est le cabinet médical qui est en secteur 2, pas le médecin. Ce nivellement est évidemment le même pour les infirmières, kinésithérapeutes…

Résultat : le moral des médecins est médiocre, leur engagement dans les systèmes de garde est faible, la majorité de leurs jeunes confrères veulent être salariés.

- Contrat avec les établissements de soins

Le couple État-CNAM est aussi en contrat avec des établissements de soins publics et privés. Là aussi, ces conventions sont étranges. Pendant 60 ans, les acheteurs de soins ont accepté de payer des prestations identiques à des prix très différents : les prix variaient de 30 à 40% entre cliniques, de 30 à 40% entre hôpitaux, et de 30 à 40% entre la moyenne des hôpitaux et celle des cliniques. Même dans la plus petite des PME, ces acheteurs auraient été renvoyés, qu’ils agissent ainsi par connivence avec leurs fournisseurs ou par incompétence. Mais beaucoup plus grave, non seulement le couple État-CNAM acceptait de payer des prix excessifs mais il laissait ses assurés se faire soigner dans des établissements et dans des services dont il savait pertinemment qu’ils étaient de mauvaise qualité et même carrément dangereux.

Résultat : l’incitation à l’amélioration est faible, la sélection des meilleurs (qualité-coût) ne fonctionne pas, le système est injuste, le coût est excessif.

- Contrat avec les assurés et les malades

Vis-à-vis des Français, l’État et l’Assurance maladie ne remplissent vraiment qu’un seul de leurs objectifs : ils paient. Mis à part les soins dentaires et d’optique, les dépenses médicales sont prises en charge assez correctement. La CNAM est une sorte de guichet payeur automatique de plus en plus rapide grâce aux progrès des télécommunications et de l’informatique. Mais dans un domaine où le malade est démuni, ils ne lui fournissent aucun des services attendus : peu de prévention et pas de guide dans le parcours de soins notamment.

Résultat : face à un système lointain, uniforme et anonyme les assurés et malades considèrent ses ressources comme infinies et ont très peu de motivation pour optimiser ses dépenses.

Conclusion

Dans ces multiples activités, la volonté de bien faire des responsables est incontestable. Des plans visant à récompenser la qualité de la prise en charge par les généralistes, le rapprochement infiniment lent des tarifs des cliniques et des hôpitaux, le secteur intermédiaire des médecins spécialistes montrent que les problèmes sont connus. Mais il est impossible de gérer un monde aussi complexe que celui de la santé de façon uniforme, centralisée et autoritaire. Le fiasco du Dossier Médical Personnel informatisé a montré le niveau de méfiance qui existe entre les différents acteurs. Les assurés/malades ont besoin de contrats d’assurance divers et de suivis personnalisés. Les professions de santé et les établissements de soins ont besoin de pratiques médicales, d’évaluations et de rémunérations très variées. Le contraire de l’uniformité que les pouvoirs publics imposent, et de l’égalitarisme que la plupart des syndicaux médicaux réclament, exactement comme le font ceux de la SNCF ou de l’éducation nationale sous prétexte d’égalité mais en réalité par manque de courage.

Contrairement à ce que craint Frédéric Van Roekeghem, les réformes nécessaires ne doivent pas être brutales mais structurelles. Le face à face entre le monopole État/CNAM d’un côté et les professions médicales, les établissements de soins et les assurés/malades de l’autre, ne laisse aucune place à l’expérimentation, à la négociation et donc aux compromis. Seule la concurrence entre plusieurs assureurs au premier euro, encadrée par des règles strictes d’équité comme en Allemagne ou aux Pays-Bas, peut apporter de la flexibilité et de l’efficacité à notre système de santé. Comme il avait été dit peu après la chute du mur de Berlin : « Si, géré comme il l’est actuellement, le système de santé français était soutenable, l’URSS aussi aurait dû réussir ».

HCAAM : où aller mais pas comment
Dans son rapport annuel le plus récent (décembre 2011) le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie insiste à nouveau sur les objectifs « le chemin de retour à l’équilibre n’est plus une cible qu’il suffit d’atteindre à un horizon distant », « la nécessité d’accélérer le processus de réforme structurelle » et « le redéploiement de dépenses hospitalières évitables vers des dépenses médicales et sociales sont susceptibles de se chiffrer en milliards d’euros ». Mais le HCAAM ne traite curieusement pas des méthodes d’organisation, de management qui permettraient de les atteindre et qui concernent principalement le système d’achat des soins et d’abord la CNAM. 

Hors la Loi ?

Question: Les « élites journalistiques parisiennes » peuvent-elles s’affranchir de la Loi ?Réponse: Apparement oui !

Le CSA poursuivra-t-il Marie Drucker ?

Un site anglophone signalait, dès l’après-midi du 22 avril 2012, un grave manquement à la  Loi électorale en dénoncant l’interview de monsieur Mélenchon au journal de 13 heures d’Antenne 2.

http://www.pluzz.fr/jt-13h-2012-04-22-12h59.html (à 4mn30 environ)

 

 

Les Islandais en auraient-ils plus que les autres ?

Nous retanscrivons un article reçu dernièrement. Dans notre imaginaire « révolutionnaire » français une vraie révolution ne peut se faire que dans le sang …. C’est peut-être pour ça que les médias n’en parlent pas ?

Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Egypte et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande :

En Islande,-

-    le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,
-    les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière
-    une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.
Et tout cela, pacifiquement.
Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise.
Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.
Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ?

Brièvement, voici l’histoire des faits :
-    2008 : La principale banque du pays est
nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est
en banqueroute.
-    2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement.
La situation économique désastreuse du pays persiste.
Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.
-    2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.
Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise.
Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.
Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.
Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain.
On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.
-    L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le
pays, un projet de Grande Charte.
Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.

Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise
:
-    Démission en bloc de tout un gouvernement
-    Nationalisation de la banque
-    Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les
décisions économiques fondamentales
-    emprisonnement des responsables de
la crise et
-    réécriture de la constitution par les citoyens

Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ?
En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ?
A-t-on vu des images de ces faits à la TV ?
Bien sûr que non !
Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.

SI CE MESSAGE VOUS PARAIT INTERESSANT, DIFFUSEZ-LE A
BEAUCOUP DE GENS QUI NE LE SAVENT PAS !

 

Toujours les mêmes boucs-émissaires …

La chasse aux riches bat son plein…..

Ce qui nous choque le plus ce n’est pas tellement de vouloir sanctionner ceux qui fuient un pays communiste – ça on la savait déjà – mais le fait que dire n’importe quoi pour se faire élire, ou réélire ne choque plus personne ! Sachant parfaitement les mesures envisagées, inapplicables , les prétendants en arrivent à dire n’importe quoi pour faire sensation.

Au lieu d’analyser froidement ce qui ne va pas dans notre système social, économique et autres, une seule pensée anime nos hommes politiques: la lutte des classes ………

Au début de la campagne présidentielle il y avait un candidat communiste et deux candiats trotskistes; avec l’entrée en campagne du PS nous avions deux candidats communistes et toujours deux candidats trotskistes …. Maintenant nous avons trois candidats communistes et toujours deux candidats trotskistes.

Le paysage politique français laisse perplèxe !

Mikhaïl Gorbatchev aurait dit: « la Fance est le dernier pays communiste …. a avoir réussi »

Dommage car un proverbe chinois précise: « Quand le riche est riche, le pauvre mange. Quand le riche est pauvre, le pauvre meurt »

  » Nicolas Sarkozy vient d’annoncer son intention de taxer les Français qui s’exilent pour des raisons fiscales, c’est-à-dire de créer un « impôt-exil » réservé aux seuls contribuables de nationalité française.

ll est interdit par la morale dominante de réserver les prestations sociales aux Français. Pourquoi serait-il alors permis de réserver l’impôt aux Français ? « 

http://www.lecri.fr/2012/03/13/sarkozy-veut-taxer-les-francais-qui-s%e2%80%99exilent-pour-des-raisons-fiscales/30214

Comme le poisson rouge ….

 

Quand on rentre de l’étranger et qu’on lit l’article ci-après, on se demande vraiment dans quel système « démocratique » vivent les Français.

Nous proposons de remplacer le coq qui est l’emblême du pays par un poisson rouge. Vivant dans son aquarium le citoyen français n’a absolument pas conscience de ce qui se passe hors des frontières ni même à l’intérieur …..

http://www.lecri.fr/2012/02/24/le-rapport-perruchot-sur-l%e2%80%99argent-des-syndicats-des-revelations-etonnantes-des-propositions-insuffisantes/29753

 » Pour ménager les syndicats, le gouvernement avait bloqué la parution du rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre qui a obtenu la création d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les finances des syndicats français. »

Ce rapport a cependant été publié, le 16 février dernier, sur le site Internet du magazine Le Point.

[Vous pouvez le consulter à cette adresse : http://www.lecri.fr/wp-content/uploads/2012/02/rapport-perruchot.pdf] .

Cotisations : 3 à 4 % des budgets

Le système français est unique. Alors que dans tous les pays comparables 90 % des ressources des syndicats de salariés proviennent des cotisations de leurs membres et du placement de leurs réserves, en France les cotisations des membres ne couvrent que « 3 à 4 % » de leurs budgets.

Le reste provient de sources très variées, difficiles à mettre au jour : « mises à disposition » de personnel et de locaux par des administrations et de grandes entreprises publiques et privées, subventions accordées sur les fonds de la formation, de la Sécurité sociale, de l’assurance-chômage, des handicapés, des assurances vieillesse complémentaires, du 1 % logement, subventions de l’Etat et des collectivités locales, etc.

D’après le rapport, les ressources des syndicats de salariés atteignent ainsi 4 milliards d’euros par an, soit 3 à 4 fois les ressources des syndicats anglais ou allemands, qui ont pourtant 5 à 10 fois plus de membres.

Nicolas Perruchot a eu du mérite à trouver ces chiffres. Il a interrogé de nombreux organismes, recoupé ses sources, convoqué pour audition de nombreux responsables. Il s’attaque particulièrement au FONGEFOR, un fonds qui gère une partie des fonds de la formation professionnelle.

Comités d’entreprise

Il montre que les syndicats agricoles sont encore plus subventionnés que les autres.

Il dénonce la « porosité financière » entre les comités d’entreprise des grandes entreprises et les syndicats. Il déplore que  le comité des œuvres sociales d’EDF soit si riche qu’il puisse acheter la société Trigano et des immeubles du tourisme social, et qu’il puisse lancer une publicité contre une loi votée par le Parlement.

Il s’étonne que « des cheminots négocient une convention collective de la boulangerie », que les dizaines de milliers d’administrateurs des caisses de Sécurité sociale soient assistés de « conseillers techniques » bien rétribués, que des syndicalistes soient appelés à siéger inutilement dans des centaines d’organismes (par exemple, dans chaque région, quatre organismes différents sur l’emploi), avec remboursements de frais et de salaires, que des frais soient remboursés sans justificatifs.

Les seules entreprises publiques rémunèrent « 30.000 à 40.000 » salariés mis à disposition des syndicats, la fonction publique en fournissant de son côté 14.000.

Pour leurs seules activités sociales et culturelles les syndicats d’EDF dépensent 186 millions d’euros par an, et ceux de la SNCF 93 millions, que les commandes des comités d’entreprise soient régulièrement passées, sans appel à la concurrence, à des fournisseurs « amis ».

Les archives du CE de la SNCF détruites

Il s’étonne également que les experts comptables des comités d’entreprise soient toujours les mêmes, que le Salon des prestataires de services aux comités d’entreprises se tienne toujours à Montreuil, à côté du siège de la CGT, au moment où la CGT réunit tous ses secrétaires de comités d’entreprise, que les archives comptables du Comité d’entreprise de la SNCF aient été détruites par un incendie.

Nicolas Perruchot constate qu’il n’est pas sain que « les mêmes personnes gèrent des financements (de formation par exemple) et les organismes qui en bénéficient ». « La concomitance de moyens considérables et d’une faible transparence conduit inévitablement à des dérives » affirme-t-il.

Syndicats patronaux : des réserves considérables

Il s’attaque également aux syndicats patronaux, dont la représentativité n’est pas claire, une entreprise pouvant être affiliée sans le savoir à différents syndicats. Dans de nombreux cas, le « paritarisme », c’est-à-dire le partage 50/50 avec les syndicats ouvriers, finance les syndicats patronaux, dont certains ont des réserves considérables : l’UIMM (syndicat des industries métallurgiques) vit à 63 % du placement de ses réserves.

Les chambres de commerce et celles d’agriculture, financées par des impôts, contribuent au financement des syndicats. Par exemple le congrès « Planète PME » de la CGPME est partiellement financé par la Chambre de commerce de Paris.

Des propositions insuffisantes

Devant un tel constat, Nicolas Perruchot aurait pu chercher à nettoyer complètement ces écuries d’Augias : préconiser la suppression de tout financement public des syndicats.

En même temps il aurait pu contribuer à la « convergence » avec l’Allemagne souhaitée à juste titre par le président de la République, par exemple en proposant de supprimer des versements obligatoires des entreprises qui n’existent pas en Allemagne, comme les versements pour le logement et la formation professionnelle, et la taxe d’apprentissage.

Mais, espérant obtenir la publication d’un rapport consensuel,  il a dû faire des concessions aux autres députés de sa commission d’enquête.

Ses propositions sont donc faibles. Certes il demande une plus grande transparence des comptes des syndicats :

- les comptes des confédérations devraient être consolidés avec ceux de leurs unions départementales et de leurs syndicats de branches,

- une nomenclature comptable commune devrait être établie pour rendre comparables les comptes des différents syndicats,

- les mises à disposition de personnel et les autres avantages en nature devraient être évalués,

- les comptes des comités d’entreprises devraient être certifiés par des commissaires aux comptes,

- les fonctionnaires mis à la disposition des syndicats de fonctionnaires devraient figurer dans les bilans sociaux de leurs administrations,

- les emplois de permanents devraient faire l’objet de conventions publiées, à durée limitée.

Nicolas Perruchot propose de fusionner la médecine du travail avec celle de la Sécurité sociale.

Il propose de « supprimer ou réduire » les fonds du FONGEFOR et de « diminuer » ceux des OPCA (organismes récoltant les cotisations obligatoires des entreprises pour la formation professionnelle).

Suppression de tout financement public

Il recommande de plafonner les frais remboursés par les conseils d’administration des caisses de Sécurité sociale. Mais plutôt que de proposer la signature d’accords de financement paritaire des syndicats patronaux et ouvriers, il eût mieux valu proposer la suppression de tout financement public.

Car actuellement, la mission principale des syndicats de salariés est la défense des privilèges du secteur public, d’où proviennent tous leurs dirigeants et la majorité de leurs membres.

Cette mission est remplie grâce à l’organisation de manifestations de rues empêchant la mise en œuvre de réformes qui réduiraient ces privilèges, manifestations dont certaines ont conduit à la démission d’une dizaine de ministres.

Pour un syndicalisme moins politique

En limitant leurs ressources financières aux seules cotisations de leurs syndiqués, on éviterait le blocage des réformes. Le syndicalisme deviendrait moins politique, plus soucieux des intérêts de tous les salariés.

Il favoriserait comme au Royaume-Uni, en Allemagne et bientôt en Italie, les négociations d’entreprise qui, primant sur les négociations de branches, éviteraient de nombreuses faillites d’entreprises et des licenciements. La France se porterait mieux.

Mais s’il était allé jusque-là, Nicolas Perruchot n’aurait peut-être pas pu dévoiler toutes les sources de financement qu’il a décrites et toutes les aberrations qu’il a dénoncées. Son rapport n’aurait sans doute pas été publié, même par Le Point.

Alain Mathieu

Le rapport Perruchot sur l’argent des syndicats : des révélations étonnantes, des propositions insuffisantes.

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LTRO : quésaco ?

C’est ça ! :

C’est un programme de fourniture illimitée de liquidités à trois ans et à taux fixe (LTRO) aux banques commerciales

 

À l’issue de ses 100 premiers jours, Mario Draghi va s’expliquer sur la participation de la BCE à la restructuration de la dette grecque. Mais également sur ses financements massifs des banques, dont l’objet reste contesté.

Le principe en est acquis: la Banque centrale européenne participera à la restructuration «volontaire» de la dette grecque. Selon leWall Street Journal de mercredi, cette aide prendrait la forme d’un abandon du coupon (le paiement des intérêts) que l’emprunteur verse à son créancier à l’échéance des titres. Au total, le sacrifice s’élèverait pour la BCE à 12 milliards d’euros, alors que les abandons de créance des investisseurs privés, toujours en discussion, se chiffrent à 100 milliards d’euros.

Mario Draghi, le président de la BCE, s’en expliquera aujourd’hui, lors de la conférence de presse qui suivra la réunion mensuelle de son Conseil des gouverneurs, son organe de décision. Deux autres sujets sont sur la table: une éventuelle baisse des taux directeurs de la BCE, et surtout le programme de prêts illimités à trois ans, et à taux fixe, aux banques, dit «LTRO».

Lors de sa dernière déclaration publique, à l’occasion du Forum de Davos le 27 janvier, Mario Draghi avait laissé entendre que le principal taux de la BCE, déjà à son plus bas historique de 1%, pourrait baisser si l’inflation tombait en deçà de 2%. Certes la hausse des prix dans la zone euro atteint 2,7%. Mais si on exclut les prix de l’énergie et des matières premières, l’inflation est d’ores et déjà revenue à 2 %, et elle décélère rapidement au fur et à mesure que la conjoncture européenne se dégrade. «Nous nous attendons à une baisse de 0,25% à 0,5%, voire 0,75% du principal taux directeur de la BCE d’ici à la fin mars», prévoit Jean-Luc Proutat, économiste à BNP ­Paribas.

«Super Mario»

Le patron de la BCE est attendu bien plus encore sur le programme de fourniture illimitée de liquidités à trois ans et à taux fixe (LTRO) aux banques commerciales. Un véritable succès, mais qui provoque une polémique.

Les banques ont plébiscité la mesure, dont le principe avait été annoncé le 8 décembre dernier. Lors de la première opération de LTRO, le 21 décembre, elles ont obtenu quelque 489 milliards d’euros de la BCE. Une deuxième est prévue pour le 29 février. Mario Draghi a lui-même déclaré que cela avait permis d’éviter «un credit crunch majeur», en garantissant aux banques commerciales des liquidités à long terme (trois ans). De même l’embellie sur les marchés financiers, et tout particulièrement sur les adjudications des dettes des pays de l’Europe du Sud, y trouve son explication.

Il n’empêche que des voix discordantes se sont fait entendre. Ainsi Joseph Ackermann, le PDG sortant de la Deutsche Bank, a fait savoir la semaine dernière que sa maison n’avait pas souscrit à la première émission et qu’elle ne répondrait pas à la seconde. Il y voit «l’équivalent d’une aide de l’État». Façon de dire que seuls les établissements peu solides y ont recours.

Mario Draghi va devoir répondre à cette accusation. «J’attends qu’il déstigmatise l’utilisation que les banques font du LTRO», considère Bruno Cavalier, l’économiste d’Oddo Securities. Il s’agira à la fois d’expliquer que les banques ont toute légitimité pour satisfaire ainsi leurs besoins de liquidités et qu’elles seraient bien avisées d’employer cet argent pour acheter des titres d’État. À l’issue de ses 100 premiers jours à la BCE, l’ancien gouverneur de la Banque d’Italie sera-t-il à la hauteur de sa réputation de «Super Mario» dont on le crédite de tous côtés?

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/08/20002-20120208ARTFIG00636-la-bce-prete-a-voler-au-secours-de-la-grece.php

La presse française ne nous dirait pas tout alors ?

Un article d’El Mundo repéré sur Press Europe ou « Quand un éditorialiste en a ras-le-bol … »

Le jeu dure depuis près de deux ans : Athènes fait semblant de se conformer aux exigences de ses créanciers et de ses partenaires, et ceux-ci font mine de croire à ses engagements. Mais, alors que le spectre du défaut approche, le bluff grec ne peut plus durer, estime un éditorialiste d’El Mundo.

Il  est de plus en plus improbable que la Grèce adopte des réformes  crédibles. Hier, le 6 février, s’est répétée la même sempiternelle scène  à laquelle on assiste depuis deux ans chaque fois qu’Athènes s’apprête à  voir ses caisses totalement vides (ce qui devrait certainement se  produire en mars prochain) et que l’Union européenne doit à nouveau la  mettre sous perfusion financière.

Tout  le monde le sait : les Grecs jouent avec le feu. Pourtant, personne ne  semble s’en soucier, et les Grecs moins que les autres. Le gouvernement  de Lucas Papadémos, un technocrate qui devait réunir autour de lui le  soutien de tous les partis afin d’adopter les mesures délicates que  Georges Papandréou n’avait osé prendre, s’est révélé aussi immobiliste  que son prédécesseur.

Le 6 février, la troïka que forment le FMI, la  Banque centrale européenne et la Commission européenne a dû menacer le  gouvernement grec des tourments de l’enfer pour qu’il accepte de  renvoyer 15 000 fonctionnaires en 2012 pour réduire son déficit. La  Grèce compte plus de 700 000 fonctionnaires (sur 11 millions  d’habitants), chiffre qu’elle a promis de ramener à 150 000 d’ici à  2015.

Mais elle le fait avec la rapidité de la tortue  –  elle avait  promis de se séparer de 32 000 agents publics l’année dernière, pour au  final n’en congédier que 2 000. Ainsi  va la vie en Grèce.

Les Grecs exploitent l’erreur de l’Europe

La troïka demande au gouvernement de baisser le  salaire minimum (actuellement plus élevé qu’en Espagne) et les salaires  en général, d’éliminer les primes, de diminuer les pensions de retraites  et de faire des coupes dans les dépenses publiques  –  et la classe  politique grecque fait la sourde oreille. Les Grecs savent que l’Europe  s’est trompée avec eux, et ils exploitent cette erreur.

L’Allemagne défendait trois principes qu’elle jugeait sacro-saints : no bail out (pas de plan de sauvetage), no default (pas de moratoire sur la dette) et no exit (pas  de sortie de l’euro).

Le premier principe est sérieusement fragilisé  depuis 2010 et les plans de renflouements de la Grèce, de l’Irlande et  du Portugal. Aujourd’hui, les Grecs font les idiots avec le second principe :  hier, [le 6 février] un rapport a été remis au ministre des Finances  détaillant toutes les modalités d’un éventuel défaut de paiement.

Et la  sortie de la Grèce de l’euro a été évoquée à plusieurs reprises lors des  négociations de ces derniers jours. Le  gouvernement espagnol n’ignore rien de tout cela. Madrid n’apprécie  guère qu’on envisage d’ouvrir la porte de sortie du club de la monnaie  unique, car après la Grèce, ce serait au tour du Portugal de la prendre   –  et il est impossible de dire où cela s’arrêterait.

Mais les Espagnols  aimeraient aussi que la classe politique grecque prenne davantage au  sérieux ce qui est en train de se produire. “Nous avons toujours su comment sont les Grecs. Le problème n’est pas seulement économique, il est aussi politique”, assure un haut fonctionnaire espagnol.

Au  fond, la sortie de l’euro est une menace moins concrète que la  proposition allemande de nommer un proconsul ou l’idée française de créer un compte bloqué où seraient  déposées les sommes nécessaires au remboursement des intérêts de la  dette.

Les Grecs n’ont jamais éprouvé le moindre sentiment d’infériorité  face aux autres Européens. Bien que leur économie soit ruinée, l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes et leur orgueil restent énormes. Ils se sont même toujours méfiés de l’idée  d’Europe, sauf si cette dernière signifiait le financement de leur train  de vie par Bruxelles. Et tout cela, on l’a toujours su, quasiment dès  l’entrée de la Grèce dans l’Union.

Traduction : Julie Marcot

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1487281-les-grecs-se-moquent-de-nous

Comme d’hab: ça emprunte à tout va !

Bon ! rien de nouveau sous le soleil hivernal, si ce n’est les températures de saison qui nous sont présentées comme sensationnelles. Faut bien occuper le peuple ….   

Ci-dessous deux articles pour vous réchauffer en ce début de semaine…

Le grand mensonge du retour à l’équilibre budgétaire

Le gouvernement vient de rendre public sa prévision de déficit budgétaire pour 2012 : 85 milliards d’euros (Les Echos). Après 90 milliards de déficit pour 2011, soit aucune amélioration !
En 2010, le déficit était de 148 milliards, mais il comportait une dépense exceptionnelle (et inutile, nous l’avons dit), le Grand emprunt, d’un montant de 35 milliards. Ainsi, la diminution du déficit entre 2010 et 2011 provient de la fin du Grand emprunt (entièrement comptabilisé sur 2010), des deux mini plans de
rigueur de l’automne 2011 (+ 10 milliards de recettes) et d’une pincée de hausse du PIB, et donc des recettes fiscales.

Conclusion : sur ces trois années, le déficit structurel (hors éléments exceptionnels) est resté au même niveau, de l’ordre de 90 milliards d’euros. Ce qui ferait environ 5 % du PIB comme on essaie faussement de nous le faire croire (le déficit budgétaire et le PIB n’ont rien à voir). Le vrai chiffre : les recettes fiscales nettes de l’Etat en 2011 sont de 270 milliards d’euros, ce qui veut dire que le déficit est de 25 % (recettes 170, dépenses 360, déficit 90, soit 90/360=25%). Pour 4 euros dépensés, l’Etat a 3 euros de recettes fiscales et 1 euro de déficit. Ca s’appelle un budget à la dérive. La « trajectoire de retour à l’équilibre » est un pur mensonge.

En fait l’Etat est absolument incapable de réduire son déficit. Il faudrait pour cela des réformes structurelles que personne en France n’a le courage de mettre en œuvre. Tant pis, nous prendrons le chemin de la Grèce.

Information supplémentaire, et ahurissante, de l’article des Echos cité plus haut : « Bercy assure que le programme d’émission de dettes pour 2012 ne va pas être modifié pour autant (il reste prévu à 178 milliards d’euros d’émissions à moyen et long terme). Le
Trésor va en effet bénéficier, notamment, du « rapatriement » sur son compte de la trésorerie d’opérateurs publics tels qu’Oséo. » Oséo, soi-disant créé pour financer les PME, va servir à financer le déficit de l’Etat !!! Quand on fait les fonds de tiroir de cette façon, la chute n’est plus très loin.   http://ladettedelafrance.blogspot.com/

France / Dette publique : La Sécurité Sociale émet pour 400 millions d’euros de dette obligataire
La CADES, bras financier de la Sécurité Sociale, a fait appel aux marchés pour trouver 400 millions d’euros sous la forme d’obligations indexées sur l’inflation. La demande a été 100 % française.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), désormais privée de son triple A, a levé jeudi 400 millions d’euros à échéance 12 ans, portant le total de ses émissions depuis le 1er janvier à 10,8 milliards d’euros, selon un communiqué publié vendredi.

Cet emprunt, indexé sur l’inflation française, arrive à échéance le 25 juillet 2024 et a été placé avec un taux d’intérêt de 1,55%, précise la Cades.  Il été souscrit à 100% par des investisseurs français, majoritairement des gestionnaires de fonds.

La Cades prévoit au total un programme d’emprunts de 12 à 20 milliards d’euros à moyen et long-terme en 2012.  Créée en 1996, la Caisse a vu en octobre 2010 son mandat prolongé de quatre ans de 2021 à 2025.

Elle finance la dette de la Sécurité sociale grâce à ses emprunts, dont le remboursement est garanti par le produit de la CRDS, un prélèvement obligatoire sur tous les revenus en dehors du RMI, et par un prélèvement sur la Contribution sociale généralisée (CSG) désormais à hauteur de 0,48%.